Le baptistère

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Vraisemblablement détruit depuis le début du XIe siècle car non mentionné dans le cartulaire de l’évêque Saint Hugues qui répertoriait l’ensemble des biens épiscopaux, le baptistère était alors tombé dans l’oubli.
Mis au jour lors de la construction de la deuxième ligne de tramway en 1989, les vestiges du baptistère de la cathédrale se sont révélés être une découverte majeure.
La qualité de conservation de ces vestiges, et notamment de la cuve baptismale et du sol dallé demeuré en grande partie dans son état d’origine, a permis de mieux comprendre et appréhender la configuration et l’évolution architecturale du baptistère.

Dallage reproduisant la forme du baptistère

La cuve baptismale

Maquette de l’ensemble du baptistère

Dans sa configuration initiale, datée de la fin du IVe, début du Ve siècle, le baptistère de Grenoble était de plan presque carré. Un dallage de marbre blanc entourait la cuve baptismale à huit pans et profonde de 75 cm. Le sacrement du baptême était alors pratiqué par immersion totale, une fois par an, le samedi de Pâques.

Au Ve siècle, une abside en hémicycle fut édifiée du côté est. Plusieurs centaines de tesselles de verres colorés retrouvées sur le site, dont certaines pourvues d’une feuille d’or, permettent d’imaginer quel pouvait en être le décor mural.

Au cours du VIe siècle, trois autres absides vinrent s’appuyer sur les murs du baptistère, lui conférant son plan si caractéristique. Le sol de ces absides, recouvert de dalles de brèche rose, est en grande partie encore conservé. La cuve baptismale, réduite dans ses proportions et en profondeur, devient pentagonale. Un baldaquin reposant sur 5 fines colonnes la surmontait. L’eau jaillissait par l’intermédiaire d’une colonnette centrale creuse et retombait sur le baptisé. Le baptême se faisait alors par aspersion. Le socle de la colonnette centrale, le tuyau d’adduction d’eau en plomb ainsi qu’une grande partie des dalles calcaires autour de la cuve sont toujours en place.

Les fouilles archéologiques du site ont également permis de dégager plusieurs vestiges de salles annexes du baptistère.
Seuls autorisés à administrer le sacrement de baptême à l’origine, les évêques déléguèrent ce rôle à partir du VIIe et VIIIe siècles à des prêtres.

Les baptêmes se feront ensuite sur les fonts baptismaux dans la cathédrale et le baptistère sera alors démoli.

Source : Office de tourisme de Grenoble

Pour aller plus loin

Alain de Montjoye, "Les vestiges du premier groupe cathédral de Grenoble et leur présentation muséographique", Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA [En ligne], Hors série no. 3 | 2010, mis en ligne le 16 février 2010. URL : http://cem.revues.org/index11356.html

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